Dans le cadre du plan climat présenté hier par Nicolas Hulot, il est prévu que le gouvernement étudie la mise en place d’une nouvelle prime à la casse pour remplacer les véhicules non éligibles à la

Dans son programme, le leader du mouvement En Marche, devenu Président de la République, promettait la création d’une prime exceptionnelle de 1 000 euros "pour permettre à tous ceux dont les véhicules ont été fabriqués avant 2001 d’acheter des voitures plus écologiques, qu’elles soient neuves ou d’occasion". Cette promesse prend forme aujourd’hui dans le Plan Climat que le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, a présenté hier : "En fonction du rythme de convergence (de la fiscalité essence-diesel que le gouvernement souhaite voir aboutir au cours du quinquennat, NDLR) et pour limiter l’impact sur les ménages aux revenus modestes possédant de vieux véhicules, le gouvernement étudiera les modalités de la mise en place d’une prime à la transition pour remplacer les véhicules qui ne sont pas éligibles à la vignette Crit’air (véhicules essence d’avant 1997 et Diesel d’avant 2001) par un véhicule neuf ou d’occasion, moins polluant et plus économe en carburant. Cette mesure s’intégrera au système de bonus-malus". Le gouvernement prévoit le lancement de ce nouveau dispositif en janvier 2018.

Quoi de neuf ?
Une prime de conversion existe déjà qui ne porte que sur les véhicule Diesel d’avant 2006 et qui est réservé aux ménages modestes (non imposables). Or, il s’avère que ce dispositif est un échec : l’année dernière, selon le rapport de la Cour des comptes, seuls 217 ménages ont bénéficié de la prime de 1 000 euros pour l’achat d’un véhicule neuf Euro 6 (moins de 110 g de CO2), 21 pour l’achat d’un véhicule d’occasion Euro 6 (moins de 110 g de CO2), et 4 ménages seulement ont bénéficié de la prime de 500 euros pour l’achat d’un véhicule d’occasion Euro 5 (moins de 110 g de CO2). "La prime à la conversion accompagnant l’achat d’un véhicule électrique, s’élevant à 3 700 euros, a rencontré un grand succès ; en revanche, comme en 2015, la prime à la conversion pour les véhicules thermiques, sous condition de ressources, est un échec", écrit la Cour des comptes.
Même si le nouveau dispositif est élargi aux véhicules essence d’avant 1997 et au Diesel d’avant 2001, il faudra que les véhicules d’occasion de remplacement soit plus abordables ou que la prime soit plus élevée pour qu’il remporte un réel succès.

Eradiquer l’essence et le Diesel d’ici 2040
Le gouvernement prévoit également de "soutenir le développement des carburants alternatifs (électricité, gaz naturel/biogaz, hydrogène)", oubliant, volontairement ou non, de citer le GPL. L’acquisition de poids lourds "roulant au gaz" sera également favorisée fiscalement, prévoit le Plan climat. Enfin, un fonds pour la mobilité durable sera créé pour soutenir le développement des infrastructures de recharge électrique et les initiatives innovantes.
A plus long terme, le gouvernement prévoit de proposer au niveau européen une norme Euro 7 "ambitieuse" et de fixer l’objectif de "mettre fin à la vente de voitures émettant des gaz à effet de serre en 2040". Il portera cette position aux niveaux européen et international et réunira une coalition de pays pour promouvoir cet objectif (Pays-Bas, Inde…).
Dès le second semestre 2017, le gouvernement souhaite organiser les Assises de la mobilité pour préparer une loi mobilité qui traitera notamment de "la tarification des usages de la route, de l’accès à la mobilité, de la relance du secteur logistique, du développement des mobilités douces et du covoiturage et de la circulation en ville".